samedi 5 décembre 2009

Scepticisme et spiritualité

Dans notre monde culturel il peut y avoir souvent un « scepticisme exagéré », c'est-à dire que celui qui réagit avec, le fera (inconsciemment) pour avoir l'impression de s'interroger ou d'exister dans la question.

Un « scepticisme contrôlé » par la raison est le doute scientifique qui lui, comme la rigueur, est indispensable pour celui qui est dans l'état du scientifique. Note : un scientifique n'est pas un homme qui a en lui tout ce que la société a admis afin que ce dernier devienne scientifique à ses yeux (diplôme, notoriété, idées préconçues = ordalies) ; mais il est au contraire celui qui avec ce « doute contrôlé » apprivoise la raison, et avec sa rigueur grandissante traduit de mieux en mieux toutes ses recherches avec son propre sentir (émotionnel, cœur, etc., vous pouvez l'appeler comme vous le voulez).

Il n'y a pas de scientifique, mais seulement une attitude scientifique. La spiritualité doit être recherchée et gagnée non pas par un doute culturel ou scientifique (masochisme ou les preuves d'abord, calcul, etc.), mais par un doute qui est le résultat obligé et naissant d'un état où l'on existe aussi avec son cœur et donc grâce à un ménage important déjà commencé sur soi-même, de ce qui n'est pas de nous.

En réalité, on commence toujours à ressentir la spiritualité par un état, puis par la difficulté à le garder en durée et donc à en approfondir ce qu'il nous montre : vous utiliserez alors si vous continuez à vous éveiller (entretenir cet état), « un doute objectif », c'est-à-dire un doute conscient que ce que vous avez à peine senti ou découvert en conscience, doit et peut toujours être encore mieux traduit et compris, pour aller en profondeur de choses en vous-mêmes dont vous n'êtes pas devenus encore assez conscients.

Pour en revenir à moi, j'essaie d'éviter dorénavant un doute non contrôlé (à cause de ce qui resterait de mes peurs, craintes, abus de mon intellectuel à vouloir tout comprendre au lieu simplement de bien traduire son sentir, etc.). Je peux ainsi plus facilement utiliser mon sentir et utiliser un doute conscient sur ces traductions pour éviter de mal l'utiliser et aller en profondeur pour que mon sentir prenne petit à petit sa véritable place.

J'y arrive un peu, pas assez souvent, mais je connais mon petit chemin intérieur, pour retourner à l'ouvrage.

J'ajouterais qu'un doute contrôlé est un doute conscient de sa possibilité de pouvoir douter. Car il s'est construit très lentement après un long ménage fait en soi-même. En réalité, c'est reconnaitre et accepter tout ce que l'on a fait pour ne pas se voir puis
beaucoup plus loin, voir non pas seulement que les conditions de nos vies sur Terre, mais aussi les conditions brutales du maintien de la vie sur Terre, s'opposent a ce que l'homme voit.

A ce niveau, il peut commencer à percevoir, car il n'est plus sourd au centre émotionnel de son être qui le renseigne, mais de toute façon il ne pourra
toujours que le traduire un petit peu et mesurer plus loin par un état, ce qui est, et non être soumis seulement aux cinq sens.

Le doute contrôlé – ou je pourrais l'appeler douter en conscience ou « doute conscient » – est un élément d'objectivité du travail seulement dans l'évolution de sa conscience. Il est, peu à peu, l'abandon sûr et lent de l'explication, par l'apprivoisement de la compréhension.

Ce doute objectif ne s'acquiert pas immédiatement et automatiquement.

Certains se réfèreront aux peurs des hommes, croyant qu'il s'agit dans ce cas de doute, car c'est tout là où ils croient douter. Mais ce type de doute n'en est pas un.

Un autre exemple d'un doute qui n'en est pas un, c'est sentir quelque chose de vrai mais vouloir trop vite, donc mal le traduire, pour « en savoir plus » ; dès lors que vous le ferez, vous sentirez au moment même où l'intellect s'emparera de la vision juste ou sensation (information du centre émotionnel), que vous vous éloignez du vrai message. Vous douterez ainsi peu à peu du message que vous avez retranscrit, c'est le fait de pas vouloir voir cet état de fait, ce mauvais fonctionnement, qui crée un « doute réactionnel », qui disparaitra quand vous aurez compris ce mauvais fonctionnement et que vous traduirez correctement un jour, une information de votre centre émotionnel.
L'excès de doute est fréquent et peu productif. Pour douter correctement, il faut avoir pu douter de tout et remettre en cause peu à peu ses visions de « plus en plus nettes » afin de voir un jour réellement, et donc de n'avoir plus besoin d'utiliser le doute (qui dans ce cas nous a seulement servi à nous faire ramer de plus en plus profondément vers nous-mêmes).
Lorsque Socrate par exemple, disait savoir « une seule chose, c'est que je ne sais rien », il ne s'agit pas ici d'une perte de contrôle du doute. Il prenait conscient que rien n'est dans le savoir.

Tout est dans la capacité de chacun de traduire correctement de ce qu'il est, qui a pour conséquence, s'il y arrive par moment, de voir une partie plus ou moins
grande de la véritable existence en lui, donc dans tout et dans un tout.

Un autre type de doute faux est par exemple l'orgueil d'une personne qui occupe une place par exemple dans la recherche scientifique, et à jouir de sa position en cherchant à détruire ou à tout remettre en cause, pour « être vu », etc.

Thierry
Source : http://laconnaissancedureel.com/viewtopic.php?f=4&t=260

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Communiqué envoyé le 05.12.2009 23:55:01 via le site Categorynet.com dans la rubrique Société

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